Le 30 décembre 2019

Le couple de comiques étaient à l'affiche, en 2016, d'une pièce de théâtre écrite par Gérald Sibleyras et mise en scène par Christophe Lidon, Le banc. Ils y jouaient un couple de musiciens et plus spécifiquement la paire d'un quatre mains au piano.
Nous suivons leur tribulations, leur intimité, leur promiscuité même dans un chalet en pleine montagne, lieu de répétition, au calme, avant un grand concert au Japon. C'est la raison pour laquelle ce banc, ce petit banc, symbole de la plus intense promiscuité est le héros de cette pièce.

La psychologie des personnages n'ont bientôt plus de secret pour nous : leurs peurs, leurs fantasmes, leurs complexes...

« On pourrait dire que moi j'apporte les pierres, et Paul apporte le ciment. » Cette simple phrase lâchée à un journaliste provoquera un intense dispute. « On joue du piano à quatre mains, Vladimir, je ne vois pas pourquoi tu vas chercher des métaphores dans le bâtiment. [...] La pierre c'est déjà admirable en soit, tandis que le ciment... »

« Bon, on essaie de travailler ou pas ? » Ce sera difficile pour aujourd'hui ! Les égos sont froissés ! Bien d'autres péripéties attendent nos héros et la fin s'éloignera un peu de la musique. C'est une pièce très écrite, très intéressante. On sent que l'auteur possède de réelles connaissances musicales ; il connaît son sujet, de dit pas de bêtises, connaît les compositeurs, ne simplifie pas à outrance. J'aime ceci ; je me sens pris au sérieux en tant que musicien dans ces cas-là.



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