Le 29 décembre 2019

C'est une question qui se pose au bout d'un moment, même assez tôt dans la progression de l'élève pianiste : Comment travailler et progresser en déchiffrage. Peut-être savez-vous qu'au conservatoire, le déchiffrage est travaillé pour lui-même et fait l'objet d'une épreuve à part pour les plus grandes classes.

Bien déchiffrer

Il y a des pianistes qui n'ont pas forcément un gros besoin d'un bon niveau de déchiffrage. Ce sont ceux qui travaillent seuls, tranquillement, leur partition, qui ont tout le temps et qui fonctionnent beaucoup à la mémoire. Pour tous les autres, ceux qui jouent avec d'autres musiciens (ou chanteurs), qui aimeraient pouvoir découvrir une partition au pied levé sans faire trop de fautes, améliorer leur niveau d’accompagnement (sur partition) ou autres, le déchiffrage sera important et il sera utile de le travailler et de progresser en la matière.

Comment faire ?

Pas de surprise, il faut pratiquer ! Mais voici quelques règles importantes pour vous aider. Ce ne sont pas des contraintes mais plutôt des guides.

Des partitions pas trop difficiles

Choisissez systématiquement des partitions un ou deux niveaux au dessous de ce que vous pouvez faire en travaillant un morceau. Le but n'est pas de retravailler le morceau, ni de se mettre en difficulté. Bien souvent, pour modifier la difficulté d'un morceau, on peut simplement adapter le tempo.

Accepter de se tromper

C'est ainsi : en déchiffrant, on se plante ! C'est la terreur des perfectionnistes. Non seulement, il faut être bien clair sur le fait que l'on va se tromper, mais en plus, il sera conseillé de ne pas s'y arrêter. Une erreur, je continue, ça fait partie du jeu.

Quel matériel pour déchiffrer

Pour ceux qui terminent une première ou une deuxième année, je conseillerais des manuels pour piano, d'un niveau inférieur au vôtre (un manuel que vous ne connaissez pas, bien sûr !) et vous jouez tous les morceaux. Ensuite, vous pourrez taper dans des études d'auteurs divers, sans avoir peur d'aller chercher des illustres inconnus. Pour ma part, j'ai aussi une autre méthode : j'achète à prix réduit, d'occasion, plusieurs kilos de partitions, de temps à autres. Je tombe alors parfois sur des choses très intéressantes qui me manquent, qui me serviront à titre personnel ou pour mes élèves, et d'autres choses royalement sans intérêt : je déchiffre et je mets de côté (certaines sont tellement mauvaises qu'elles terminent à la poubelle). Je pourrai m'en resservir dans un an ou deux, à nouveau pour travailler le déchiffrage.

Dans un prochain article, je proposerai du matériel en téléchargement direct.