Le 14 novembre 2019

Cette phrase est bien compréhensible, elle est normale et je ne peux pas vous dire combien de fois je l'ai entendue. Elle mérite d'être développée.

Un petit mot sur les gauchers pour commencer : on pourrait croire que c'est l'inverse lorsqu'on est pas droitier, mais dans la pratique, ce n'est pas tout à fait le cas, et le gaucher est souvent plus à l'aise avec sa main droite, que le droitier ne l'est avec la gauche. Pour la suite, je parlerai donc des droitiers.

Alors ainsi la main gauche est plus difficile ? Comment cela se fait-il ? Eh bien, elle est moins agile, moins souple, moins forte (la musculature compte aussi pour le piano) et moins entrainée (ce qui va avec les précédents). Comment pourrait-elle au même niveau que la main droite ? C'est impossible donc il est inutile d'attendre l'impossible ou pour citer un diction célèbre : À l'impossible nul n'est tenu.

Il peut en être de même avec une partie en clef de fa bien plus facile qu'en clef de sol. Et alors ? La main gauche a besoin de plus de travail ? Qu'y a-t-il d'autre à faire qu'à la travailler davantage ?

C'est la raison pour laquelle des prélude de Bach (par exemple), connus pour avoir une MG de même difficulté que la MD ne sont proposés qu'à partir d'un certain niveau, et qu'il faudra passer par tout un apprentissage où la partie grave prendre de plus en plus d'importance. Et le top du top, ce sera les fugues mais nous n'en sommes pas là !

En résumé, si vous pensez qu'il y a un souci particulier alors une main gauche qui a du mal, qui doit travailler bien davantage que la main droite, c'est juste que vous êtes normal ! Quoi faire ? Rien de spécial, rien de particulier en tout cas : cette main devra être travaillée et l'on devra accepter des résultats moins bons jusqu'à ce que la différence s'estompe. Mais vous ne devriendrez pas ambidextes pour autant, vous aurez gagné en force, en agilité et en souplesse, voilà tout !